Débuter dans les métiers du livre sans diplômes : postes les plus accessibles, créer son carnet d’adresses et conseils.


Dear reader, 

Aujourd’hui, je pense qu’il peut être intéressant de parler “métiers du livre.” Commençons par définir ce terme si général regroupant des professions si spécifiques : j’entends par “métiers du livre”, tous les métiers qui touchent de près ou de loin à l’univers du livre, de sa production à sa correction, en passant par sa publication, sa promotion, son transport ou encore sa traduction. Evidemment, j’oublie bon nombre de professions relatives au livre, mais il serait impossible de toutes les répertorier aujourd’hui car tel n’est pas l’objet premier de cet article.

Je m’apprête à vous relater mon expérience personnelle et souhaite vous avouer que je ne suis en rien professionnelle du milieu et n’ai à l’heure actuelle aucun diplôme relatif au monde du livre. Tout ce que je possède sont des compétences acquises au fil des années dans divers domaines tels que la communication et l’écriture, et un amour infini de la littérature.

Sachez que ces conseils peuvent également s’appliquer à d’autres domaines que le livre, je choisis cependant de m’appuyer sur un exemple concret afin d’illustrer mes propos. Il est important que vous gardiez à l’esprit tout au long de la lecture qu’ici, le but premier n’est pas de gagner de l’argent mais de débuter son carnet d’adresse; il vous sera très utile, en particulier dans un milieu qui, en réalité, semble si vaste mais est si petit. 

Pourquoi désirer se frayer un chemin au sein des “métiers du livre” avant l’obtention d’éventuels diplômes?

Gagner de l’expérience au sein de sa voie professionnelle permet d’acquérirérir divers atouts. A mes yeux, les deux principaux sont une découverte “en immersion” du milieu choisi ( ce qui peut potentiellement permettre une réorientation rapide en cas de déception), et l’obtention d’une expérience professionnelle valorisante (et valorisée) auprès de vos futurs employeurs et/ou université(s). Sachez qu’une expérience professionnelle en parallèle de vos études est généralement grandement valorisée étant donné qu’elle témoigne de votre implication. Qui ne voudrait pas recruter une personne qui, avant même de pousser la porte d’entrée, aurait déjà mis toutes les chances de son côté pour témoigner sa détermination? Vous l’aurez compris, ces expériences ne peuvent que vous être bénéfiques, qu’importe l’issue finale.

Liste des postes que j’ai eu la chance d’occuper et postes auxquels vous pourrez (facilement) prétendre également 

  • Attachée de presse d’un salon du livre (2 ans)

Ce fut une expérience merveilleuse (ainsi que ma première expérience dans le domaine). C’est cette expérience qui m’a fait réaliser à quel point j’étais faite pour les métiers du livre et à quel point j’aimais également l’aspect “événementiel” qui entoure le livre. Bien souvent, c’est un aspect négligé de cet univers,  il est pourtant fascinant et permet de rencontrer bon nombre de professionnels du livre (auteurs, éditeurs, illustrateurs…). Je vous recommande de privilégier les petits salons, bien plus “familiaux” et dont les membres seront bien plus en mesure de vous transmettre leur savoir et de vous guider.

  • Membre d’un comité de lecture

Je ne suis pas certaine que vous considériez naturellement cette expérience comme un “poste” véritable, mais je trouve important de ne pas négliger son importance. En effet, participer à un tel comité permet de voir comment les livres sont choisis (dans mon cas, dans le cadre d’un salon) et de découvrir des auteurs souvent encore méconnus (avec l’avantage que cela présuppose : se créer de nouveaux contacts dans le monde du livre)

  • Relecture/ correction de manuscrits (dans diverses langues)

Un ami écrivain, un auteur recherchant des correcteurs bénévoles : tout est bon à prendre pour apprendre. Ne soyez pas trop exigeants et n’hésitez pas à travailler bénévolement pour commencer : on ne gagne pas de l’argent du jour au lendemain mais l’essentiel est de se créer un RESEAU. Si vous parlez plusieurs langues, n’hésitez pas à contacter des auteurs étrangers; qui sait, vous commencez par corriger un manuscrit mais demain, vous le traduirez peut-être (évidemment, la traduction s’apprend, c’est un exercice très difficile, mais que je trouve pour ma part passionnant.)

Conseils pratiques : comment commencer

Tout ceci est bien beau, mais vous devez vous demander “et en pratique, je fais quoi?” J’y viens, justement. Le plus difficile consiste toujours à prendre la première marche car vous réaliserez bien vite qu‘une opportunité tend à en entraîner une autre (si ce n’est pas merveilleux!). Voici mes conseils pour OSER (c’est bien souvent votre seul et unique véritable “problème”) prendre cette première marche:

  • Y aller “au culot”

Je vous prie de bien vouloir me passer l’expression, mais il n’y a que cela de vrai. Pourquoi? Et bien simplement parce que personne ne va venir vous chercher, alors que vous n’avez jamais rien fait auparavant, pour vous donner un poste. Il va falloir y aller franchement, envoyer des mails, vous renseigner sur les entreprises et organisations par vous-même afin de briller pendant d’éventuels entretiens ou échanges. Gardez à l’esprit qu’à ce stade, vous n’avez aucun diplôme attestant de vos compétences, vous n’avez que votre prestation et l’impression que vous laissez le jour de l’entretien. 

  • Oser dire “oui” à ce que vous n’aviez pas prévu

Lorsque je me suis lancée dans l’aventure d’un salon du livre, jamais je n’aurais pensé corriger le denier manuscrit du Commissaire Général du salon. Pourtant, cela m’a permis d’apprendre et de développer mes propres méthodes de correction, ainsi que de réaliser que l’édition (qui consiste en grande partie à relire et corriger des manuscrits, en début de carrière particulièrement) ne serait pas mon premier choix de Master.

  • Accepter le bénévolat

Je l’ai évoqué plus haut et décide d’en faire un conseil à part entière ici. J’en vois déjà certains me regarder comme si j’étais un monstre déconnecté de la réalité mais ainsi va le monde. Ce n’est pas nécessairement ce que vous désirez lire, mais c’est ce que vous devez lire. Il faut payer les factures, les courses et bien d’autres choses, nous sommes tous dans le même cas, mais il s’agit de prendre sur votre temps libre. Vous n’avez pas de temps libre? Moi non plus  mais j’en créé tant bien que mal (bon, souvent plutôt mal je dois l’avouer aha!)

Ne vous rendez pas malades, ne prenez qu’une seule mission à la fois (un salon du livre, un manuscrit après l’autre etc.) car rien ne sert de vouloir aller trop vite, en particulier si c’est au risque de vous blesser. Cependant, un manuscrit par mois me semble un rythme jouable (pour vous, ce sera peut-être un tous les trois mois et c’est parfait – il vous suffit de trouver votre propre rythme.) Mieux vaut en faire moins mais le faire bien, votre réputation dans le milieu est en jeu.

J’espère que ces quelques pistes et conseils vous aideront. Pour ma part, je sais que j’aurais aimé lire toutes ces choses lorsque j’ai commencé à me documenter sur le sujet il y a maintenant deux ans, et c’est la raison d’être première de cette article. N’hésitez pas à me contacter si vous avez des questions et j’y répondrai avec plaisir. Gardez à l’esprit que l’essentiel est de ne pas baisser les bras, que la passion gagne toujours si elle est nourrie, et que le travail est une clef essentielle clef de la réussite.

TABOULOT Camille

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